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février 2018

Aujourd'hui j'assume de ne pas entreprendre

Aujourd’hui j’assume de ne pas entreprendre

Par | Entreprendre | Sans commentaires

Aujourd’hui j’assume de ne pas entreprendre

Je ne vais pas vous l’apprendre, l’entrepreneuriat a le vent en poupe. Au-delà du phénomène de mode, c’est un mode de vie.

Lorsque nous sommes entrepreneurs, nous avons pris la décision de travailler dans un domaine professionnel qui nous tient à cœur. Cette décision résulte de nos convictions personnelles de vouloir travailler pour soi et sur des projets qui ont du sens.

Nous avons également pris la décision de ne pas compter nos heures et de travailler autant qu’il le faut pour atteindre nos objectifs.

Il apparaît que notre source de motivation principale est la liberté : notre propre liberté physique et notre liberté de temps.

Nous sommes intimement persuadés que nous sommes libres de nos choix et de nos mouvements. Et d’ailleurs, c’est ce que nous prônons en général.

« J’ai la chance de pouvoir travailler à n’importe quelle heure et n’importe où »

Nous mettons en place des systèmes et des solutions pour être plus rapides, plus productifs, plus organisés, plus performants. Bref pour être meilleur chaque jour.

Qu’en est-il des jours où nous décidons de ne pas travailler ? Sommes-nous toujours opérationnels quand nous ne travaillons pas ? Assumons-nous vraiment d’être en off ?

Le travail notre santé — La liberté notre leitmotiv

Nous aimons notre métier. Au point où nous n’avons pas l’impression de travailler.

Nous avons choisi notre profession pour des raisons spécifiques et précises:

  • Ne plus être salarié
  • Éviter de (re) tomber dans un burn-out
  • Être indépendant
  • Choisir les projets et les clients
  • Etc.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Confucius

Oh joie de mêler passion et gagne-pain ! Quel bonheur de se réveiller et de ressentir ce sentiment de « non-travail » ! Comme pour toutes nos passions, nous y allons à fond ! Du lundi au dimanche, du matin jusqu’au soir ou du soir au matin. Peu importe le temps et les moyens. On se lance à fond et l’on adore ça !

Ce sentiment de liberté est exaltant. C’est une vraie drogue. Nous sommes des drogués de notre métier. Qui l’aurait cru ?

Les projets qui s’accumulent procurent la sensation d’accomplissement et de réussite. On décide de travailler quand nous le voulons et autant que nous le souhaitions.

Ce qui est merveilleux c’est que nous pouvons travailler n’importe où :

  • Chez soi
  • En espace de coworking
  • Au bord d’une piscine
  • A l’autre bout du monde

La liberté de mouvement c’est le St Graal. C’est la motivation suprême de l’entrepreneur.

L’organisation et la gestion de notre temps font partie des règles de vie de l’entrepreneuriat.

Le tout mis bout à bout peut être considéré comme une utopie.

Aujourd'hui j'assume de ne pas entreprendre

Le relâchement notre peur — La culpabilité notre frein

Puisque nous sommes des passionnés et totalement accros à cette drogue d’entrepreneur, nous avons beaucoup de mal à décrocher.

Personne d’autre que nous même ne peut :

  • Prendre deux jours de repos pour passer un week-end en famille
  • Choisir de partir en vacances
  • Prendre la liberté de ne pas travailler

Finalement, ce serait presque se punir que de ne pas travailler. Et puis c’est risqué de se relâcher !

Pourtant le risque ça nous connaît et on peut même aimer ça !

Nous avons pris le risque de nous lancer dans le monde de l’entrepreneuriat, d’être notre propre chef.

Notre entreprise repose évidemment sur nos compétences et notre professionnalisme, mais surtout sur notre investissement, notre capacité à travailler et au temps que nous y consacrons.

Il faudrait maintenant prendre le risque de s’arrêter, même quelques instants ?

Pourtant il y a bien des jours où nous avons envie de flâner dehors, faire les boutiques ou encore dormir.

Qu’en est-il alors de notre liberté de faire ce que nous voulons quand nous le souhaitons ? Cette liberté que nous prônons, adorons et chérissons où est-elle ?

Elle est bien présente dans un coin de notre tête, dans nos convictions et sur le papier.

En pratique, c’est plus compliqué et c’est presque honteux que nous l’avouions.

Alors on prend quelques instants comme ça, à la volé en se disant que nous avons le droit. Et puis de toute façon qui d’autre que nous peut nous faire un rappel à l’ordre.

Nous sommes sans aucun doute bien plus sévères avec nous même que notre ancien patron.

Souvenons-nous à quel point nous détestions son manque de reconnaissance, d’attention envers nous et à quel point notre bien-être pouvait lui être égal.

Alors pourquoi ne pouvons-nous pas être de bons patrons pour nous même ?

C’est décidé : j’assume de ne pas entreprendre ! (Au moins une journée…)

Mes 30 premiers jours de freelance

Mes 30 premiers jours de freelance

Par | Entreprendre | Sans commentaires

Mes 30 premiers jours de freelance

Se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat c’est comme sauter d’un avion en parachute des fois même sans parachute !
J’ai mis 3 mois à sortir officiellement de l’avion. J’ai ouvert mon parachute le 2 janvier 2018. 30 jours plus tard, j’essaye d’atterrir.

Première semaine entre euphorie et sérénité

J’ai 26 ans et je suis chef d’entreprise, je suis euphorique ! J’ai presque le sentiment d’accomplir quelque chose de grand et de changer de monde.
Confiante et sereine, je ne prends pas de résolutions drastiques comme le commun des mortels.

Je garde les mêmes résolutions que l’année précédente avec quelques ajustements :

  • Mieux m’organiser
  • Planifier mes journées
  • Respecter mon planning

Je planifie aussi d’aller à la salle de sport…et je m’y tiens !

Depuis trois mois, j’ai peaufiné mes compétences, mon persona, mes services, mes tarifs et
surtout je sais avec qui j’ai envie de travailler et pourquoi je suis freelance.

Je veux travailler avec des artistes et des professionnels de la musique. Sur des projets qui me font vibrer et qui peuvent laisser libre cours à ma créativité. Pouvoir le faire de n’importe où et n’importe quand et surtout être entièrement indépendante.

J’ai préparé:

  • Mon site internet
  • Mes réseaux sociaux
  • Mes réseaux de freelances
  • Mon portefeuille de clients potentiels

Je développe à ce moment-là un sentiment de plénitude et de réconfort. Je suis exactement là où je veux être et je compte bien y rester !

Je viens de sauter de l’avion et je suis en chute libre. J’adore ça !

Deuxième semaine entre la course de fond et le saut de haies

J’ai reçu mon numéro de Siret et juste pour ça j’ai envie de sabrer le champagne. Pour autant, rien n’est fait ! Je n’ai pas encore de contrats signés, ni même ouvert un compte bancaire professionnel !

Face à la réalité administrative, je suis toujours en plein vol et je maintiens le cap.

J’apprends à jongler entre les rendez-vous avec des clients potentiels et les attentes (interminables) au téléphone avec Pole Emploi, la CAF, la mutuelle, la banque, l’URSSAF et j’en passe.
Surtout, j’admets que tant qu’on n’a pas mis les pieds dans cette jungle administrative , on ne comprend pas totalement la définition de l’agacement.

« Agacement » – nom masculin : Énervement mêlé d’impatience.

Je décide de prendre un peu de distance et de me concentrer uniquement sur un objectif : construire mon portefeuille de clients.

Confrontée au bon vieux syndrome de l’imposteur et à sa meilleure amie l’incertitude. Je me pose beaucoup de questions :

  • Est-ce légitime de proposer cette prestation avec ce prix-là ?
  • Mon travail mérite-t-il une telle rémunération ?
  • Cette personne va-t-elle accepter de collaborer avec moi ?

Comme si finalement les angoisses de l’entourage et de la société sur « la précarité de la vie d’un freelance » ne suffisaient pas, il faut moi aussi que je me torde l’esprit.

Ce sur quoi j’aurais dû travailler:

  • Ma confiance
  • Ma valeur réelle
  • Ma légitimité

Néanmoins, j’ai deux sérieux clients potentiels en ligne de mire. Ils m’ont trouvé grâce à la vidéo que j’ai réalisée et assuré la promotion pour l’artiste Tom Ace .

En 48h nous avons atteint 35 000 vues sans sponsorisation sur Facebook. C’était hallucinant! Nous gagnons plus de 1000 vues toutes les heures sur une vidéo faite avec mon Iphone 7+ et filmée quatre jours plus tôt.

Au passage, la vidéo est le média qui fonctionne le mieux, et de loin, sur Facebook … Ne le négligez pas!

En matière de chiffre:

  • 35 000 vues sur Facebook en 48h
  • 2 248 réactions, commentaires et partages
  • 287 nouveaux fans sur la page
  • 1 article dans un webzine spécialisé

Tous les résultats sont hyper positifs et très encourageants pour la suite des événements de l’artiste Tom Ace!
Alors je ne lâche pas le morceau, je continue ma course de fond et je saute les petits obstacles !

Je respecte toujours mon planning et mes heures de sport !

Je viens d’ouvrir mon parachute. J’apprécie regarder l’horizon à perte de vue. J’ai l’impression de pouvoir toucher du doigt le sommet de la montagne.

Troisième semaine entre doutes et victoires

J’effectue des devis pour deux super projets. Un pour un tout nouveau label de musique lyonnais et un second pour un rappeur du 95. Mais puisque Monsieur Syndrome De-L’imposteur et Madame Incertitude m’accompagnent, je cède sur certains points et je manque d’assurance.
Je m’en veux ! Je me rassure tant bien que mal, je ferai mieux la prochaine fois.

C’est surprenant de pouvoir être à la fois confiante et effrayée, de transpirer d’enthousiasme et de trembler d’inquiétude.

Mon temps est compté et il vaut de l’argent. J’essaye d’ améliorer ma productivité et ma concentration en lisant des articles de développement personnel pour améliorer ma productivité. Je découvre alors que beaucoup d’entrepreneurs écrivent sur le sujet. Je réalise en fin de compte que je perds du temps à écumer les articles et noter les conseils.

J’ai peur de ne pas avoir suffisamment de temps pour faire tout ce dont j’ai besoin et envie de faire. Je perds du temps à chercher comment y remédier avant même d’être confrontée au problème!
J’ai donc moins de temps pour mes activités personnelles comme lire et jouer de la musique.

Mes devis sont acceptés! J’ai deux contrats pour une durée de 6 mois.

Objectif atteint!

J’ajuste mon planning et je vais toujours à la salle de sport.

Je suis toujours en plein vol, mon parachute est grand ouvert, le vent dans les joues: c’est un shoot d’adrénaline!

Quatrième semaine l’atterrissage

Le moral est au maximum! Je suis en forme!

Je suis en train de vivre exactement ce que je souhaitais vivre professionnellement.

J’ai tenu mes résolutions pendant un mois:

  • Respecter mon planning
  • Décrocher des contrats
  • Continuer la salle de sport

Pourtant il y a comme un coup de vent dans la voile. Un petit goût acide dans la bouche. Un poids sur mes épaules.

Je ne peux pas me satisfaire uniquement de 6 mois de freelancing!

Et puis, je n’ai toujours pas mon compte bancaire professionnel, j’attends toujours un devis de la mutuelle, je n’arrive pas à accéder à mon espace personnel sur le site internet de l’URSSAF, je n’ai toujours pas de réponse de ma conseillère Pole Emploi et la CAF me demande des justificatifs sans me donner la possibilité de les joindre en ligne.

Là tu comprends la seconde définition du mot “agacement”: irritation, légère douleur.

Alors 30 jours après, j’ai la sensation de devoir refaire exactement la même chose et mieux encore. Et je le fais sans hésiter! J’ai encore plus envie d’atteindre de nouveaux objectifs et de sauter d’encore plus haut.

Mais je me pose quelques questions:

  • Finalement, on n’arrête jamais de sauter dans le grand vide de l’entrepreneuriat?
  • Faut-il à chaque fois sauter pour continuer le challenge?
  • Et le jour où l’on ne saute plus c’est fini? Il ne se passe plus rien?

Je découvrirai sans doute ces réponses plus tard, et je ne suis pas pressée de les connaître. Pour le moment, j’ai réussi mon saut et je ne veux pas atterrir. Je suis prête à le faire tous les jours jusqu’à ce que mon projet change et qu’il ne me fasse plus vibrer.

Avez-vous déjà sauté d’un avion en parachute ?
Moi oui ! J’ai eu moins peur de le faire que de me lancer en micro entreprise !

En faisant ce bilan de mes 30 premiers jours d’entrepreneuse, je suis surmotivée et plutôt contente. Je suis entièrement Community & Social Media Manager pour les artistes et les professionnels de la musique!

Lorsque j’aurai un jour gris, je pourrai dire que finalement, le plus dur c’est de se lancer et de continuer à le faire sans cesse avec la même énergie que le premier jour.

Si vous êtes en train d’hésiter et de reculer chaque jour le début de votre projet, je n’ai qu’une chose à vous dire: lancez-vous! Vous verrez que la chute est belle et que le vent dans les cheveux est la chose la plus agréable au monde parce que vous serez libre.

Dites-moi en commentaire votre projet et ce qui vous empêche de sauter dans le vide! Je vous répondrai!

Comment sortir du syndrome du contenu blanc

Par | Social Media | Sans commentaires

Comment sortir du syndrome du contenu blanc

La rédaction de contenu sur les réseaux sociaux n’est pas simple et il arrive de ne pas savoir quoi publier. Voyons ensemble comment sortir du syndrome du contenu blanc.

A l’instar du syndrome de la page blanche, il arrive de temps en temps de ne pas savoir quoi publier sur internet. L’univers impitoyable des réseaux sociaux vous contraint à proposer régulièrement un contenu de qualité. Il se doit d’être à la fois pertinent et attrayant pour garder une certaine visibilité sur la Toile et drainer du trafic qualifié vers ses canaux de communication digitaux.

Fini le temps où l’on pouvait se contenter de publier une simple photo ou un statut d’humeur !

Il faut aujourd’hui regorger d’ingéniosité pour pouvoir proposer des formats de publications divers et ainsi développer de véritables éléments de différenciation.

Lorsque votre actualité est riche et qu’elle vous permet d’annoncer des évènements, des concerts, des enregistrements en studio ou encore une phase d’écriture, c’est on ne peut plus simple.

Mais comment doit-on communiquer sur ses réseaux sociaux lorsqu’on traverse une période creuse ? Est-il nécessaire de publier quand on n’a rien à dire ?

La rédaction de contenu est-ce écrire pour ne rien dire ?

Il est évident que non.

Et pour plusieurs raisons :

  • parce que ce ne sera sans doute pas intéressant (sauf pour votre grand-mère) de savoir que vous êtes à votre cours de zumba.
  • c’est parce que votre fanbase ne va pas augmenter et risque de s’en aller.
    Il est certes difficile de jauger entre ce qui peut être intéressant de ce qui ne l’est pas.

Je précise également qu’il est difficilement envisageable de laisser vos comptes à l’abandon ! Il s’agit alors trouver un juste milieu.

En termes de contenus de réseaux sociaux, il faut réfléchir et se poser les bonnes questions :

  • Est-ce que ce que je peux/veux dire est qualitatif ?
  • Est-ce que ce que je peux/veux dire correspond à ma cible et à la plateforme ?
  • Est-ce que ce que je peux/veux dire est bien dit et sera visible ?

Si les réponses à toutes ces questions sont non :

On se creuse encore un peu les méninges et on se reporte à sa stratégie de contenu faite en amont et on cherche une autre idée !

Si les réponses à toutes ces questions sont oui, alors on passe à l’étape suivante.

comment sortir du syndrome du contenu blanc

Savoir quoi dire et l’écrire sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux on ne vous suit pas vous personnellement. On suit d’abord votre contenu. Celui-ci se doit d’être qualifié, bien formulé, illustré et surtout adapté au support que vous choisissez.

Il y a des règles éditoriales qui différent entre Facebook, Instagram, Twitter, Google +, Linkedin, Youtube, Blog etc. Il faut les respecter tout en restant cohérent à votre stratégie éditoriale.

On n’écrit pas sur Twitter comme on rédige un article et on ne se contente surtout pas de dupliquer son contenu entre les différents réseaux, on est d’accord ?

                                       

Voici quelques tips universels :

  • Un titre et/ou une phrase d’accroche
  • La qualité du contenu : ce que nous venons de voir plus haut
  • Être concis : sans forcément être bref, allez droit au but pour ne pas perdre l’attention de vos lecteurs.
  • La structuration du contenu : facilitez la vie de vos lecteurs en livrant une information claire, lisible, facile à traiter et à s’approprier.
  • Une accroche de fin : Incitez vos lecteurs à vous répondre
  • Une illustration : Rendez plus attractif votre contenu, une image ou une vidéo vaut mieux que mille mots !

Comment sortir du syndorme de la page blanche

Évidemment il y a bien d’autres choses à dire. Le but ici, est de sortir d’un vide intersidéral de publications.

De (re)prendre l’envie et le plaisir de communiquer avec ses fans et de garder confiance en les réseaux sociaux. Plus vous écrirez et publierez des informations, plus vous aurez des retours positifs et/ou négatifs. Vous affinerez votre stratégie et il sera beaucoup plus simple et agréable pour vous d’être un bon communiquant.

Mon mot de la fin

A mon humble avis, je crois qu’il faut arrêter de codifier l’utilisation des réseaux sociaux et surtout de se mettre la pression.

Je suis d’accord, c’est votre (et mon) outil de travail !

C’est aussi un levier non négligeable de notoriété quand c’est bien fait. Mais à la base, vos comptes, c’est votre image et cela vous appartient.

Alors, pour ceux qui ne se sentent pas capables, qui sont effrayés ou qui se sentent frustrés de ne rien avoir à dire ou de ne pas savoir le dire : utilisez les stories en priorité.

Vous savez cette super fonctionnalité initiée par Snapchat, puis reprise par Instagram, Facebook et WhatsApp ?

Oui vous savez de quoi je parle. Et bien allez-y ! Foncez !

Faites-en sorte que cette petite porte de votre vie soit un petit hublot, dans la limite du raisonnable en respectant votre vie privée et les principes moraux de la société of course ;).

Prévenez vos fans que vous agissez surtout par ce biais de communication, rappelez-le de temps en temps et prenez du plaisir c’est important !

Comment sortir du syndrome du contenu blanc