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Aujourd'hui j'assume de ne pas entreprendre

Je ne vais pas vous l’apprendre, l’entrepreneuriat a le vent en poupe. Au-delà du phénomène de mode, c’est un mode de vie.

Lorsque nous sommes entrepreneurs, nous avons pris la décision de travailler dans un domaine professionnel qui nous tient à cœur. Cette décision résulte de nos convictions personnelles de vouloir travailler pour soi et sur des projets qui ont du sens.

Nous avons également pris la décision de ne pas compter nos heures et de travailler autant qu’il le faut pour atteindre nos objectifs.

Il apparaît que notre source de motivation principale est la liberté : notre propre liberté physique et notre liberté de temps.

Nous sommes intimement persuadés que nous sommes libres de nos choix et de nos mouvements. Et d’ailleurs, c’est ce que nous prônons en général.

« J’ai la chance de pouvoir travailler à n’importe quelle heure et n’importe où »

Nous mettons en place des systèmes et des solutions pour être plus rapides, plus productifs, plus organisés, plus performants. Bref pour être meilleur chaque jour.

Qu’en est-il des jours où nous décidons de ne pas travailler ? Sommes-nous toujours opérationnels quand nous ne travaillons pas ? Assumons-nous vraiment d’être en off ?

Le travail notre santé — La liberté notre leitmotiv

Nous aimons notre métier. Au point où nous n’avons pas l’impression de travailler.

Nous avons choisi notre profession pour des raisons spécifiques et précises:

  • Ne plus être salarié
  • Éviter de (re) tomber dans un burn-out
  • Être indépendant
  • Choisir les projets et les clients
  • Etc.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Confucius

Oh joie de mêler passion et gagne-pain ! Quel bonheur de se réveiller et de ressentir ce sentiment de « non-travail » ! Comme pour toutes nos passions, nous y allons à fond ! Du lundi au dimanche, du matin jusqu’au soir ou du soir au matin. Peu importe le temps et les moyens. On se lance à fond et l’on adore ça !

Ce sentiment de liberté est exaltant. C’est une vraie drogue. Nous sommes des drogués de notre métier. Qui l’aurait cru ?

Les projets qui s’accumulent procurent la sensation d’accomplissement et de réussite. On décide de travailler quand nous le voulons et autant que nous le souhaitions.

Ce qui est merveilleux c’est que nous pouvons travailler n’importe où :

  • Chez soi
  • En espace de coworking
  • Au bord d’une piscine
  • A l’autre bout du monde

La liberté de mouvement c’est le St Graal. C’est la motivation suprême de l’entrepreneur.

L’organisation et la gestion de notre temps font partie des règles de vie de l’entrepreneuriat.

Le tout mis bout à bout peut être considéré comme une utopie.

Aujourd'hui j'assume de ne pas entreprendre

Le relâchement notre peur — La culpabilité notre frein

Puisque nous sommes des passionnés et totalement accros à cette drogue d’entrepreneur, nous avons beaucoup de mal à décrocher.

Personne d’autre que nous même ne peut :

  • Prendre deux jours de repos pour passer un week-end en famille
  • Choisir de partir en vacances
  • Prendre la liberté de ne pas travailler

Finalement, ce serait presque se punir que de ne pas travailler. Et puis c’est risqué de se relâcher !

Pourtant le risque ça nous connaît et on peut même aimer ça !

Nous avons pris le risque de nous lancer dans le monde de l’entrepreneuriat, d’être notre propre chef.

Notre entreprise repose évidemment sur nos compétences et notre professionnalisme, mais surtout sur notre investissement, notre capacité à travailler et au temps que nous y consacrons.

Il faudrait maintenant prendre le risque de s’arrêter, même quelques instants ?

Pourtant il y a bien des jours où nous avons envie de flâner dehors, faire les boutiques ou encore dormir.

Qu’en est-il alors de notre liberté de faire ce que nous voulons quand nous le souhaitons ? Cette liberté que nous prônons, adorons et chérissons où est-elle ?

Elle est bien présente dans un coin de notre tête, dans nos convictions et sur le papier.

En pratique, c’est plus compliqué et c’est presque honteux que nous l’avouions.

Alors on prend quelques instants comme ça, à la volé en se disant que nous avons le droit. Et puis de toute façon qui d’autre que nous peut nous faire un rappel à l’ordre.

Nous sommes sans aucun doute bien plus sévères avec nous même que notre ancien patron.

Souvenons-nous à quel point nous détestions son manque de reconnaissance, d’attention envers nous et à quel point notre bien-être pouvait lui être égal.

Alors pourquoi ne pouvons-nous pas être de bons patrons pour nous même ?

C’est décidé : j’assume de ne pas entreprendre ! (Au moins une journée…)