Justine-Arma

Justine Arma . Podcast Girl . Entrepreneur Badass

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Justine Arma Podcast Girl Entrepreneur Badass

Mon bilan des 3 ans d’entrepreneuriat

Mon bilan de 3 ans d'entrepreneuriat

Le cap des trois ans d’entreprise est à la fois redouté et très attendu par nombreux.ses entrepreneur.e.s. Quand j’ai lancé mon activité, cela me paraissait bien loin. Et surtout, je n’avais pas de plan B, je voulais être libre, indépendante et autonome. Cette semaine, je fête les trois ans et demi de mon entreprise. J’ai profité d’un week-end complètement off et sans réseau, au cœur de la nature, dans un lieu de détente et de ressourcement pour enregistrer un épisode de podcast hyper spontané sur mes trois ans d’humaine entrepreneure.⁠⁠

C’est un épisode full introspection, où tout y passe en totale transparence.

Sommaire

La vie avant le lancement de mon business

Je n’ai pas toujours été Mentor podcast et business. Pour faire le bilan des trois ans de mon entreprise, il faut remonter un peu dans le temps et parler de qui j’étais et de ce que je faisais avant de grimper dans les montagnes russes de l’entrepreneuriat.

Quitter un CDI, Paris et mon mariage pour tout recommencer

Après l’obtention de mon BTS Management des Unités commerciales, j’ai décroché un CDI au sein du Crédit du Nord sur le poste de Conseillère clientèle multimédia pendant 6 mois.
Du jour au lendemain, ou presque, j’ai décidé de tout plaquer et de reprendre le cours de ma vie. J’ai démissionné, j’ai déménagé de Paris pour revenir à Lyon et j’ai divorcé. Soyons d’accord, ça fait beaucoup de changements en l’espace de trois mois à peine. Pour m’installer à Lyon, j’ai réussi à décrocher un autre CDI sur un poste similaire dans une autre banque afin de pouvoir louer mon appartement. C’était le fameux sésame pour pouvoir signer mon bail.

Mon bilan de 3 ans d'entrepreneuriat

S’installer dans une nouvelle ville, décrocher un CDI et laisser tomber

J’ai essayé de m’accrocher à ce nouvel emploi, sans grand succès. J’en voulais plus ou j’en voulais moins, je ne sais plus vraiment, mais ce que je peux dire, c’est que je voulais autre chose. J’ai enclenché un abandon de poste pour prendre le temps de réaliser ma reconversion professionnelle. Les mois qui venaient de précéder avaient été très difficiles à vivre, gérer et à encaisser. Je venais tout juste d’avoir 25 ans. Et ça faisait beaucoup.
Mon corps et mon cerveau étaient en KO technique, mais je n’arrivais pas à me mettre sur pause. Je voulais absolument pouvoir travailler dans le secteur de la culture, et plus spécialement dans la musique. Je n’avais personne dans ce milieu et pas d’expérience non plus en dehors de mes compétences en communication et marketing digital.

L’inscription à Pôle Emploi et les prémices de l’indépendance

Une fois mon licenciement acté, j’ai été m’inscrire chez notre cher et notre Pôle Emploi, que nous aimons tant évidemment. Mon conseiller n’est pas du tout à l’écoute de mon projet. J’ai un BAC+2 et la possibilité de retrouver un emploi rapidement alors pourquoi chercher une reconversion pro surtout dans le secteur de la culture et de la musique ?
En parallèle je garde des enfants parce que je n’aimais pas porter l’étiquette de chômeuse slash je suis perdue dans ma vie d’adulte. Alors, sur mon dossier de recherche d’emploi, il a tout simplement marqué “Baby-sitter”. Comme je viens de le dire, il était très à l’écoute de mon projet pro.
Je veux apprendre, me former et essayer. Mais Pôle Emploi ne l’entend pas de cette oreille. Je dois tout faire “dans son dos” pour avancer. Je finance ma formation d’attachée presse à distance (avec l’aide d’une super conseillère de la Mission Locale de la Croix-Rousse) et je réalise des stages ! J’ingurgite énormément de formation en ligne dont les premières masterclass de Livementor. Cette période dure un an et demi. C’est en juillet 2017 que j’achète la formation Freelance de Livementor pour m’aider à structurer et lancer mon projet.

Mon bilan de 3 ans d'entrepreneuriat

Les premières expériences bonnes et les mauvaises

Dès le début de la formation Freelance, je sais que je veux créer mon entreprise pour travailler dans la musique, auprès des artistes en utilisant mes compétences en communication et marketing digital.

La structuration de mon entreprise

Je travaille à fond pendant 4 mois pour réfléchir, structurer et préparer le lancement de mon entreprise. Je me spécialise en étant Social Media Manager pour les artistes et les pros de la musique. Je passe beaucoup de temps sur ma stratégie d’acquisition et de communication. Je tisse un réseau pro dans la musique et un réseau d’entrepreneurs autour de moi pour ne pas me sentir seule.
Tout ça, c’est à temps plein. Je n’ai pas le choix, il faut que ça fonctionne, il ne restait seulement 6 mois d’indemnisations à Pôle Emploi. En parlant de Pôle Emploi, je ne suis pas du tout accompagnée dans cette démarche et en plus, j’avais peur qu’en parlant de ce projet, mes indemnités soient coupées. Je n’étais plus en recherche d’emploi.

La première année et les premiers clients

Je lance officiellement mon entreprise le 1er janvier 2018. Je signe mes deux premiers contrats clients 15 jours après mon immatriculation. C’est une grande réussite et un beau cap du passé. Je vis immédiatement de mon activité. J’ai de quoi être fière. Mais je déchante vite, mes deux premiers contrats sont aussi mes deux premières mauvaises collaborations. Mais c’est formateur ! J’apprends à dire non, je cadre les limites de mes missions et je sais rapidement avec qui je ne veux plus travailler.

Grâce à ma stratégie d’acquisition et de communication, j’ai un flux de clients réguliers. Fin 2018 mon planning est vraiment serré, je n’ai plus de temps pour avoir de nouveaux clients et je me rends compte que je ne suis pas rentable sur certaines de mes missions, surtout sur des missions qui ne me plaisent finalement pas.

Des nouveaux projets en tête et dans la vie

Avec mon compagnon, Marvin, qui exerce en étant auteur, compositeur et interprète, nous décidons de déménager à la campagne pour créer notre studio de création musicale. Ce projet qui nous passionne prend beaucoup de place. Et pour pouvoir m’y consacrer, je mets fin à certaines collaborations. Nous construisons nous-mêmes de notre propre main ce studio, que nous ouvrons en janvier 2019.
Nous travaillons constamment ensemble, sur ses projets, sur les miens, au sein du studio et en dehors. Notre vie de couple et nos vies d’humains sont mises au second plan. On veut percer et on s’oublie. La fatigue, la nervosité et le stress sont nos humeurs au quotidien.

Dans mon entreprise, je rencontre des difficultés avec l’un de mes clients. Des problèmes de vision, mais aussi des problèmes relationnels. Fin 2019, ce même client m’envoie en pleine figure la punchline de ma vie, celle qui me fait prendre conscience que je ne voulais plus être à l’endroit où j’étais : “ Justine, tu sais faire quoi d’autre que les réseaux sociaux, je ne peux pas te demander le café, tu habites trop loin”. Ça fait mal, mais merci, Monsieur le client !

Les pauses, les pivots et les accélérations ⁠⁠

Comme je viens de le dire, je prends conscience que j’avais perdu de vue les raisons de mon lancement deux ans plus tôt. Je voulais être libre, autonome et indépendante et ce n’était pas le cas. Bien au contraire !

Les pauses indispensables pour mon business

Je mets fin à l’intégralité de mes contrats dans le secteur de la musique. J’ai besoin d’espace, j’ai besoin de couper avec cette industrie qui ne me convenait plus. Je n’aimais plus mes missions, mes clients et mon métier. On n’est pas venu là pour souffrir ni être son pire patron si ?
J’ai devant moi, deux mois de trésorerie pour me permettre de pivoter. Je profite de cet espace-temps de disponible pour lancer Just in Tuned. Et c’est à ce moment-là que je deviens mentor chez Livementor en free-lance.
Je mets en pause mon entreprise pendant la majeure partie de l’année 2020. Je me concentre exclusivement sur Just in Tuned et les entrepreneurs que j’accompagne chez Livementor. En dehors, j’ai quelques contrats clients en création de contenu et de podcast. Je vis toujours de mon activité et même plus encore grâce à et à cause des confinements pendant l’année 2020.

Les bonnes questions pour pivoter

L’année 2020 a été la plus grosse année de mon entreprise en termes de chiffres d’affaires et aussi de rencontres. Ce qui est assez bizarre à dire d’ailleurs. Je collabore, échange, discute avec plus d’une trentaine de personnes chaque semaine. Et je sens que j’ai envie de reprendre les commandes de mon entreprise pour à nouveau la développer, me développer moi en étant entrepreneure et non pas uniquement au service de mes clients et de Just in Tuned.
Je fais le point de ce que je fais, de ce que je sais faire et de ce que je veux faire. Et naturellement, c’est l’accompagnement d’entrepreneur.e.s et le podcasting qui arrivent en tête de liste. Sauf que cette fois-ci, je ne peux/veux pas tout quitter pour prendre le temps de tout structurer à nouveau toute seule. Il faut que je puisse continuer de travailler et gagner ma vie tout en reprenant les bases de mon business.

Mon bilan de 3 ans d'entrepreneuriat

La reprise des bases de mon business

Je m’inscris en septembre 2020 à la BSB Académie de Aline The Bboost. Et je me sens totalement capable d’assumer mon pivot, mes envies et mon désir de me dévoiler en étant Mentor podcast et business. J’investis dans cette formation et je m’entoure de free-lance autour de moi pour m’aider à sortir du placard. J’ai Madeline – Hello Madows pour la refonte de mon identité visuelle et du design de mon site internet. Camille pour le développement de mon merveilleux site internet, Aline pour la rédaction de certaines pages de mon site internet (coucou la page à propos difficile à écrire pour soi-même) et Sandra pour la rédaction de contenus sur le blog. Je crois à nouveau fort en moi et en mon entreprise, alors je me donne les moyens d’atteindre mes objectifs : libre, autonome et indépendante.

Tout ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais je m’assure de pouvoir m’amuser et prendre du plaisir tous les jours quand je suis à mon bureau. Et je crois que c’est ça la liberté, l’autonomie et l’indépendance non ?

La vie de couple, de famille et les ami.e.s

Et la vie d’humaine dans tout ça ? Si vous êtes entrepreneur.e comme moi, vous savez que nous avons la fâcheuse tendance à ne parler, dormir, penser et faire que du business. C’est devenu notre langue maternelle. Pourtant, nous sommes aussi des êtres humains, en relation avec d’autres êtres humains qui ne savent pas toujours parler la même langue que nous.

Être en couple avec un entrepreneur

Marvin et moi travaillons depuis chez nous depuis 5 ans environ, sur nos propres business et projets. Parfois nous avons des projets en commun, mais depuis le début de l’année 2020, surtout depuis mon pivot d’entreprise, je ne collabore plus avec lui comme avant.
Nous avions eu besoin de couper le côté pro de notre vie, pour nous retrouver nous deux et notre couple. Ce n’était pas une décision facile à prendre. Mais c’était la meilleure pour que l’on puisse continuer de vivre ensemble et surtout continuer de bien s’entendre. Aujourd’hui, on se soutient, on s’entraide, on ne se comprend pas toujours mais chacun respecte le périmètre d’entreprise de l’autre.
Nos métiers sont complémentaires, lui pour son oreille et son expertise du studio sur les projets de podcast par exemple et moi pour mon expertise en développement de projet, structuration et admin. On forme à nouveau une bonne équipe et c’est appréciable !

Le regard de la famille sur la vie d’entrepreneure

Les proches, la famille, ils ne sont pas toujours d’une grande aide ou d’un excellent avis. Bien souvent, certains membres pensent que nous sommes simplement chez nous toute la journée à communiquer sur Facebook. Hum hum. Belle utopie n’est-ce pas ?
Comme je le disais précédemment, c’est parfois difficile de se sortir de notre business pour rencontrer “le commun des mortels”. Nous avons toujours des choses sur le feu pour développer, construire et créer. Ce n’est pas simple, en tout cas pour moi de sortir de chez moi pour l’anniversaire de Tonton. Non pas que je n’aime pas ma famille, c’est que je peux avoir la sensation de perdre du temps, qui peut être attribué à la réussite de mon entreprise.
Dur dur de se débrancher mais tellement important de le faire ! J’avoue avoir été soulagée d’être confinée pour ne pas avoir à remplir la case repas de famille le dimanche midi.

Les relations avec les ami.e.s

Alors là ! Grand sujet ! Mes ami.e.s me soutiennent énormément, même si toutes ne comprennent pas que je passe autant de temps sous l’eau dans mon bureau. Je pense même qu’elles sont fatiguées d’entendre que je suis toujours en train de créer des nouvelles choses et de m’entendre dire “qu’après ça, je vais pouvoir avoir plus de temps”. Parce que ce n’est jamais le cas ! C’est important d’avoir un cercle social, des ami.e.s autour de soi. Même si ce cercle n’est pas peuplé d’entrepreneur.e.s. C’est difficile parfois, pour moi, de ne pas me sentir comprise au même titre que je ne comprends pas ce qu’il se passe dans la vie de certaines de mes amies. Nous ne faisons pas les mêmes choix et nous n’avons pas les mêmes contraintes de vies ni les mêmes priorités. À presque 30 ans, il y a quand même une certaine pression sociale d’être marié, d’acheter une maison et d’avoir un bébé. Ce ne sont pas mes projets actuellement, alors ça crée un décalage. Le but de la manœuvre est de s’accepter et de s’aimer pour ce que nous sommes et pas pour ce que nous faisons/accomplissons.

PODCAST, LE CALENDRIER ÉDITORIAL

Le mot de la fin

De ce long article, et de cet épisode introspectif et spontané, je retiens plusieurs choses.

La première chose à garder en tête c’est de toujours avoir devant nos yeux, pourquoi nous sommes-nous lancés ? Les objectifs et les ambitions de notre projet ? Parce qu’une fois que nous avons la tête dans le guidon, la vue peut rapidement se troubler et l’on peut se détourner de notre vision de départ.
Ensuite, je crois qu’il faut toujours être dans l’action, même si agir c’est juste prendre du temps pour soi. Ne soyons pas focus sur le problème ou le pire scénario. Notre projet, notre business évolue comme nous si et seulement si nous agissons pour que ce soit possible. Les problèmes sur la route sont des étapes. Rien de plus !

Enfin, vous et moi, pouvons être fier.e de nous ! Du chemin que nous venons de prendre, des pas que nous venons de faire, même si le lancement de votre projet était hier ! C’est déjà une énorme chance que vous vous offrez et une immense opportunité de construire la vie que vous souhaitez vivre.

Je dis souvent que choisir ce n’est pas renoncer. La vie est un ensemble de décisions à prendre et de choix à faire. Cela ne veut pas dire qu’en choisissant A il faut abandonner B. Cela veut simplement dire que vous choisissez de vous focaliser sur le point A et que vous aurez la possibilité de choisir B plus tard. Mais choisissez VOUS toujours et ne renoncez à rien. Vous et moi, avons le droit à tout !

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